Le confinement...
Comment le vivre quand on est indépendant ?


Le confinement...
Le confinement...

 

  • Entre deux eaux

Dès le 25 mars, j'ai déposé la demande d'aide exceptionnelle à L'URSSAF et le 30 mars celle aux Impôts (pour l'aide maxi de 1500€). Aujourd'hui, comme beaucoup d'autres, je n'ai pas de réponse des impôts. Et puis il y a tellement d'informations parfois contraires qui circulent que c'est difficile de garder le cap. Par exemple, ces deux aides pouvaient être touchées ensemble et hier changement, mon syndicat de shiatsu professionnel nous informe que les aides ne seront pas cumulables. de toute façon, l'URSSAF vient de me répondre négativement ce matin.

La boussole perd un peu le nord et le navire tangue. Après réflexion, j'ai déposé les dossiers, fait ce que j'avais à faire, la suite ne dépend pas de moi alors je conserve le moral. N'allez pas croire que je suis utopiste, tout n'est pas rose. Il y a des décisions parfois difficiles à prendre. Quand l'argent ne rentre pas, il y a nécessairement des choix à faire, des coupes, des questionnements. Comme pour tous les entrepreneurs, tous dans le même bateau.

Dans cette période de forte houle, nous sommes nombreux à ressentir ce flottement, entre deux eaux. Les restaurateurs, cafetiers, hôteliers qui ne savent pas quand ils ouvriront de nouveau. Les intermittents qui ne peuvent pas faire leurs heures. Le monde de la culture qui voit ses festivals, manifestations annulés les uns après les autres. Autant d'artistes, d'intermittents qui n'auront pas de cachet. Nous sommes dans le creux de le vague.

 

  • Hisser les voiles

Quand les artistes pourront se produire, les terrasses se remplir, les salles (de spectacle, de restaurant) accueillir, les cabinets des professions libérales rouvrir, les spectateurs, les clients seront là !

Alors j'ai décidé de ne pas me laisser envahir par la peur de l'avenir. Imaginez si le navigateur est paralysé par la peur en se voyant ballotté de Charybde en Scylla... il fait naufrage !

Si je m'inquiète, si j'angoisse, je vais être mal, peu ou pas dormir. La boucle sera bouclée, je serai de plus en plus mal avec la fatigue qui s’ajoutera chaque jour un peu plus. Mon esprit sera de moins en moins lucide, mes décisions ne seront plus justes.

J'ai également choisi de ne pas lutter, je ne suis pas sur un navire de guerre ! Et le combat perpétuel, c'est épuisant. J'ai choisi de hisser deux voiles pour sortir, je l'espère, sans trop de dégât, de cette forte houle.

La première, c'est celle de l'action, fluide, comme quand le bateau a atteint sa vitesse de croisière. Je fais ce que je dois faire. Qu’il s’agisse des dossiers administratifs, de poursuivre la communication, ou de prendre du recul sur mon activité, voir ce que je peux améliorer, mettre en place de nouveau.

La deuxième voile qui se hisse est celle de l’écoute. A la fois des autres, garder le contact avec mes clients qui ont besoin parce qu’ils sont isolés, seuls chez eux, parce qu’ils travaillent dans des conditions difficiles, ...Peu importe, je suis là pour les écouter, leur conseiller des outils adaptés comme la cohérence cardiaque pour la gestion du stress. Et aussi savoir m’écouter, suivre ma boussole inétrieure pour identifier quand j’ai besoin de me pauser, de lire, de ne rien faire, de rire, de discuter, c’est me donner les moyens de garder le cap.

Car même en période houle, nous sommes vivants alors profitons en !

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