Le stress à tout âge
Les seniors et le stress


Le stress à tout âge
Le stress à tout âge

 

Les seniors et le stress

Nous avons parfois tendance à oublier que le stress ne s’arrête pas avec l’âge, ni avec la vie professionnelle.  Les seniors aussi sont soumis au stress, et une étude récente a même montré qu’ils y sont plus sensibles que les plus jeunes. 

 

Le cap de la retraite

La période de la retraite est un changement majeur, radical dans une vie. Du jour au lendemain, vous quittez le statut d’actif pour celui de retraité. Au-delà des mots, quand vous êtes actif, vous vous levez le matin pour aller au travail, pas de questions, c’est une évidence. Cette routine s’arrête brutalement le premier  jour de la retraite.

Si pour certains ce changement a été anticipé, préparé et se vit bien. Pour d’autres, il est un facteur de stress parce qu’il entraîne un isolement, une solitude quotidienne, plus de collègues avec qui discuter, prendre un café. Pour les personnes seules, le départ en retraite peut réellement générer un stress lié à la perte de vie sociale. 

Si l’un de vos proches est dans ce cas de figure, incitez le à participer à des activités dans centre socio-culturel afin de rencontrer du monde et se faire des amis. Aidez-le à découvrir de nouvelles choses. Nous avons tous besoin d’une vie sociale. 

 

Un agenda qui déborde

Hélène est une retraité hyper active, elle fait du bénévolat trois jours par semaine dans des associations. Elle garde ses petits-enfants le mercredi et le samedi, souvent même un troisième jour parce qu’entre les enfants de sa fille et ceux de son fils elle est très sollicitée. Et ça, c’est sans parler des vacances scolaires où elle les garde tout le temps. 

Entre bénévolat et garde de petits-enfants, son agenda craque, Hélène n’a plus de temps pour elle. Elle ne se rend pas compte que cela est facteur de stress. Elle se sent souvent fatiguée, anxieuse, le moindre problème chez ses enfants, petits-enfants perturbe son sommeil, elle a toujours l’impression de courir et n’a pas vraiment le temps de s’occuper d’elle. Elle est souvent fatiguée et ne comprend pas pourquoi.

En remplissant son agenda de la sorte, Hélène  comble le vide laissé par l’arrêt de sa vie professionnelle. Certes, c’est un bonheur de se sentir utile en faisant du bénévolat, c’est aussi une joie pour elle d’être grand-mère et de garder ses petits-enfants. Cela devient excessif quand elle stresse et n’a plus de temps pour elle, pour faire des activités qui lui plaisent, pour voir ses amies, faire des projets. Il y a clairement un déséquilibre entre le temps consacré aux autres et le temps pour elle. Elle a besoin de prendre du temps rien que pour elle, de poser des limites à son hyper disponibilité qui l'épuise. 

Si l’un de vos proches est dans cette configuration de retraite hyper active qui le stresse, prenez le temps de discuter avec lui (ou elle). Essayez de l’aider à comprendre les raisons qui l’amènent à cela et comment retrouver un équilibre entre le temps consacré aux autres et le temps pour lui (elle). 

Vieillir un facteur de stress

Il arrive que vieillir soit difficile parce que cela rime avec le fait de ne plus pouvoir tout faire seul(e). 

Jacques a toujours été dynamique, à faire du sport tous les jours, ses courses quotidiennes en vélo, son jardin, … Rien ne l’arrêtait, toujours en mouvement, et pourtant depuis quelques temps, il sent que son corps réagit moins bien. Il a des douleurs au dos de plus en fortes quand il jardine, ses genoux le rappellent à l’ordre quand il fait du sport. Cela le stresse, il vit mal cette situation, il a l’impression d’être diminué et bientôt inutile, limite périmé ! Ca c’est lui qui le dit, pas moi !

Franchement, vieillir c’est inéluctable, alors autant choisir d’aborder cela du bon côté. Vous avez mal au dos, comme Jacques, quand vous jardinez, vous pouvez adapter votre posture, réduire la taille de votre potager, proposer à votre famille, à vos voisins de vous donner un coup de main en échange de bons légumes. Savoir demander un coup de main, c’est aussi montrer aux autres que vous leur faites assez confiance pour vous aider quand vous en avez besoin, cela permettra de renforcer vos liens. 

Il existe plein de solutions, à vous de trouver celle qui vous convient  et vous avez même le droit d’en essayer plusieurs. 

N’oubliez pas qu’être trop exigeant, vous mettre trop la pression, c’est ouvrir la porte au stress (et ce à tout âge) ce qui n’est jamais bon pour la santé et le moral.

 

Oser parler

Vous êtes stressé à l’idée d’être malade, de perdre la tête, … Le mieux est d’en parler avec vos proches, même si ces sujets peuvent paraître désagréables, les aborder en toute franchise c’est le meilleur moyen de vous rassurer. Si vous gardez toutes ces pensées pour vous, vous allez faire monter votre niveau de stress. Une récente étude publiée dans la revue Alzheimer’s Disease and Associated Disorders a souligné le fait que le stress favorise le déclin cognitif. 

Il est important d’expliquer ce que vous souhaitez, ce que vous refusez pour votre santé maintenant et encore plus si vous n’êtes plus en capacité de vous exprimer. Quels sont vos souhaits en cas de perte de mobilité, de troubles cognitifs, … évoquer tous les cas de figure et communiquez vos attentes afin qu’elles soient respectées.

Vous exprimez clairement, c’est déjà réduire le stress lié ces situations. Parlez ouvertement de vos peurs, de vos incertitudes, des handicaps, c’est aussi trouver des solutions ensemble, vous sentir soutenu et compris dans vos choix.

Qu’il s’agisse de solitude, de difficultés à vivre votre retraite, d’un agenda trop chargé, de peur de vieillir, la première chose à faire est d’en parler. Ne gardez pas cela pour vous. En partageant vos doutes, vos craintes, vos peurs, elles seront déjà moins sources de stress et à plusieurs il est plus facile de trouver des solutions. 

Le stress n’est pas une fatalité, vous avez le choix !

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